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etude harris

Pour connaître la perception des Calaisien.ne.s sur la présence des personnes exilé·e·s dans votre ville et mesurer ce que vous comprenez de notre rôle, celui des aidant·e·s, nous avons mandaté l’Institut Harris pour qu’il réalise une enquête auprès de 601 personnes (lire encadré). La méthode : un premier sondage quantitatif par téléphone, du 30 octobre au 7 novembre 2019 (avec une mise à jour en mars 2021) ; puis un sondage qualitatif auprès d’échantillons restreints, en groupe de 8 à 10 personnes.

Les Calaisien·ne·s qui ont participé à cette enquête ne savaient pas sur quoi portait cette étude ni qui l’avait commandée. Les réponses sont donc spontanées et libres.
Et que dit-elle, cette étude ?

 

Les résultats de l’enquête en bref !

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Des habitants de Calais, âgés de 18 ans et plus, qui ont été sondées par téléphone.
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des Calaisien.ne.s estiment que la présence des associations est nécessaire.
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des Calaisien.ne.s estiment ne pas être satisfaits de la façon dont la situation des personnes exilées est gérée à Calais.
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des Calaisien.ne.s estiment être mal informés sur le travail réalisé par les associations auprès des personnes exilées.

Les Calaisien.ne.s sont fiers de leur ville, de ses atouts et attraits. Ils parlent notamment de la « gentillesse » de ses habitant.e.s. C’est un des adjectifs le plus communément utilisé pour décrire la ville et ses habitant.e.s au sein des focus groupes.

Lorsque l’on interroge les Calaisien.ne.s sur leurs inquiétudes, en lien avec le fait de vivre à Calais, spontanément et quel que soit la classe socio-professionnelle des participant·e·s ou leur âge, c’est la pauvreté qui règne à Calais qui les inquiète. 1/3 de la population vit sous le seuil de pauvreté. Calais est perçue comme une ville sinistrée d’un point de vue économique, n’offrant pas de réelles perspectives de développement et d’emplois. Et bien avant le sujet des migrant·e·s, c’est donc la situation économique de la ville qui les préoccupe.

Ce n’est que dans un dernier temps que le sujet des personnes migrant·e·s est abordé par les Calaisien.ne.s rencontré·e·s et principalement sous le prisme de l’incidence que la présence des migrant·e·s a eu sur l’image de Calais et donc la baisse d’attractivité de la ville vis-à-vis des touristes et/ou des investisseurs extérieurs.

 

Indépendamment des convictions politiques, la très grande majorité des Calaisien.ne.s interrogé·e·s est profondément touchée par la détresse des migrant·e·s et leurs conditions de vie difficiles. L’empathie est très présente.

Les Calaisien.ne.s portent un regard objectif sur l’évolution de leurs sentiments à l’égard des migrant·e·s. Ils nous disent ne pas pouvoir rester insensibles face au parcours des migrant·e·s et aux difficultés qu’ils rencontrent. Ils/elles sont particulièrement affecté·e·s lorsqu’il s’agit de famille, d’enfants ou d’adolescent·e·s isolé·e·s. Pourtant, beaucoup expriment aujourd’hui un profond découragement face leur présence, principalement parce qu’ils/elles ont le sentiment d’être face à un problème qui leur semble insoluble et sans fin.

Au-delà de ce sentiment de lassitude, certain·e·s ressentent de la colère vis-à-vis de cette détresse contre laquelle ils/elles se sentent impuissants et vis-à-vis de l’État qui n’assumerait pas ses responsabilités et aurait abandonné Calais et ses habitant.e.s.

Si quelques manifestations ou altercations ont pu émailler cette cohabitation, dans l’ensemble, les Calaisien.ne.s ont le sentiment d’être accueillant·e·s, gentils, plus patient·e·s que la moyenne nationale mais aujourd’hui fatigué·e·s…

L’information au sujet des migrant·e·s apparaît comme faible. Si les habitant.e.s comprennent majoritairement les raisons de leur présence, les acteur·trice·s qui prennent en charge la situation et le sens de leur action sont méconnu·e·s par la plupart.

Pour tous les Calaisien·ne·s rencontré·e·s, les aidant·e·s ont un rôle important, considéré comme légitime mais complexe et polyphonique. Le sens de notre action reste méconnu et la communication avec les habitant·e·s est jugée insuffisante. Vous en voulez plus pour clarifier, lever des doutes ou des suspicions ! De nombreuses déclarations traduisent par ailleurs la faible connaissance des Calaisien·ne·s sur le fonctionnement coopératif des associations entre elles.

66 % des Calaisien.ne.s jugent l’action des aidants comme la plus positive parmi tous les acteurs en présence.

Si 76% des Calaisien.ne.s jugent nécessaire notre présence, notre fonctionnement et nos actions suscitent de nombreuses questions et interrogations.

Vous exprimez de manière assez unanime le besoin d’un échange en face à face, privilégiant la discussion et favorisant ainsi la compréhension mutuelle.

Parole de Calaisien·ne·s
« Heureusement qu’ils sont là (les aidant·e·s), sinon les migrant·e·s auraient été traité·e·s comme du bétail. »

Méthodologie de l’enquête utilisée en 2019

Méthodologie de l’enquête utilisée en 2021